Le projet
À Saint-Brévin-les-Pins, le front de mer s’étire le long du boulevard Padioleau, face à l’océan et au chenal de l’estuaire de la Loire. Plage étendue, dune mobile et pinède composent un paysage littoral emblématique : la station balnéaire s’est installée dans la dune boisée, sur un socle rocheux. La dune ensable la ville, la mer érode le rivage depuis plus d’un siècle, et un bunker rappelle le mur de l’Atlantique. Vétustes et délaissés, les arrières du front de mer rompent avec la dune et les pins. Après une concertation riche de 300 propositions d’habitants, la commune nous confie la renaturation du boulevard et de ses rues adjacentes, pour réconcilier la ville et son littoral.
Notre réponse
Une dune vivante. Les plantations reprennent la succession dunaire : dune blanche, dune grise, dune boisée et panne humide. En lanières horizontales, elles fixent le sable et rendent à la dune l’espace de se mouvoir : le front de mer s’adapte au recul du trait de côte.
Le parc de l’océan. Trames arborées et noues plantées, qui infiltrent les eaux pluviales sur place, composent un parc littoral ouvert sur la mer et relié au bourg comme à la place du marché.
Place au vélo. Une piste cyclable bidirectionnelle parcourt le front de mer du nord au sud, pour 40 000 passages de vélos par an. La voiture recule, la promenade se découpe en séquences d’usages.
Un bestiaire marin. Monstrueuses, médusantes, mystérieuses : des structures inspirées de l’univers marin ponctuent la promenade, entre jeu et contemplation.
Trame noire. L’éclairage est retiré du littoral pour favoriser le repos de la faune et la flore. Les vues spectaculaires vers les chantiers navals de Saint-Nazaire sont magnifiées, et des éclairages ponctuels soulignent quelques éléments patrimoniaux dans l’obscurité.